La traversée de l’Inde à pied : Point route n°02

Après avoir fait des essais vidéos non concluants – je ne dispose que d’un appareil photo à focale fixe et je n’ai pas de micro – ce point route, ainsi que ceux qui suivront, seront tous par écrit. Désolé…

Renouvellement du visa Indien

C’est depuis Katmandou, la capitale du Népal, que je rédige ce point route n°2. Mon visa indien se terminant le 27 septembre 2014, j’ai dû prendre un avion en direction du Népal afin de faire une nouvelle demande de visa (un renouvellement sur place étant impossible). Je serai de retour en Inde vers le 25 octobre.

La traversée de l’Himachal Pradesh

Parti de Manali le 26 août, je ne disposais, avant la fin de mon visa, que d’un mois pour continuer ma traversée de l’Inde. Durant cette période, j’ai marché environs 300 km (ce qui est peu), essentiellement à travers l’état de l’Himachal Pradesh. Les paysages étaient montagneux, et les routes (empruntées par de très nombreux camions) continuellement bordées de forêts extrêmement denses et humides en cette période de fin de mousson. Ne pouvant pas, ou ne préférant pas, planter ma tente dans ces conditions, j’ai passé la quasi-totalité de mes nuits dans des guesthouses (même si j’ai eu l’occasion de dormir chez l’habitant ou dans un temple auprès duquel j’ai demandé l’hospitalité ne trouvant d’endroits où dormir).

Beaucoup de camions sur les routes

Des paysages très verts et encore très montagneux

L’étape la plus courte a été de 12 km, et la plus longue de 40 km (que j’espère ne pas avoir à refaire tellement les 14 derniers kilomètres, tout en montée, étaient difficiles).

Attaqué par des chiens

Je savais que le risque principal dans mon aventure était lié, non pas aux agressions humaines ou au risque d’accidents dans les montagnes, mais aux animaux, et plus particulièrement aux chiens errants, très nombreux dans le pays.

En Inde les chiens ne sont malheureusement pas tous aussi mignons…

Alors que j’arrivais en début d’après midi dans une petite ville animée, mes craintes se sont justement révélées. En longeant un parc où des familles pique-niquaient et où des enfants faisaient de la balançoire, un chien s’est subitement levé en aboyant. Ce dernier s’est mis à courir à toute vitesse dans ma direction, entraînant avec lui 4 autres chiens tout aussi agressifs. Sur le moment, je ne me suis pas senti en danger, la meute hargneuse se trouvant dans le parc, de l’autre côté d’une barrière. La donne a rapidement changé quand je me suis rendu compte qu’à 30m, la barrière permettant de sortir du parc était grande ouverte. Décharge d’adrénaline immédiate ! À peine avais-je le temps de dégrafer les attaches de mon sac à dos et de le retirer pour m’en servir de bouclier, que les 5 cabots, toutes babines retroussées, étaient déjà sur moi. J’ai fait face (« ne leur tourne surtout pas le dos » me disais-je), criais et mimais avec le bras droit le geste de lancers de pierre afin de montrer que je n’avais pas peur (ce qui était loin d’être le cas). Je me déplaçais latéralement pour rester face à eux, et essayais de ne pas me faire encercler, redoutant une attaque fourbe par-derrière. Deux locaux assistants à la scène, ont pris leur courage à deux mains, ainsi que des cailloux qu’ils ont lancés habillement sur les chiens, ne les faisant pas fuir, mais les empêchant de continuer d’avancer sur moi.

L’assaut n’a pas duré très longtemps, peut-être une trentaine de secondes, mais ce fut suffisant pour calmer mes ardeurs de pseudo-aventurier le reste de la journée.

Arrivé au Punjab

Ma chambre dans une auberge de jeunesse à Rupnagar (250 roupies la nuit)

J’ai terminé ce mois de marche dans la ville de Rupnagar. C’est donc de là que je repartirai une fois mon visa obtenu. Situé dans l’état du Punjab – réputé pour le Temple d’or à Amritsar que je suis allé visiter en faisant une pause de quelques jours – Rupnagar ne présente aucun intérêt à part disposer d’une gare routière. Il me sera donc facile d’y retourner depuis Delhi.

J’espère juste que les températures seront plus basses au mois de novembre, car en septembre j’ai dû marcher sous un soleil de plomb et une chaleur dépassant les 40°C. De loin les étapes les plus difficiles depuis le début de mon aventure. Je me souviendrai toute ma vie de l’étape de 31 km entre Kiratpur et Rupnagar. Épuisé, assoiffé, marchant le long d’une grosse nationale à 4 voies sans ombre, j’ai failli en pleurer tellement la difficulté, que je ne pouvais partager qu’avec moi-même, me semblait insurmontable…

Les Indiens demandent souvent à être pris en photo

  • Un message d encouragements et de remerciements pour me faire voyager, moi qui n ai pas ton courage.

  • Merci pour cette belle aventure. Ça donne envie…..
    bien amicalement
    Éric

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